Si votre bébé est dans la bonne position, il est possible de connaitre sont sexe dès la deuxième écographie. Vous pouvez aussi le faire plus tôt grâce à un test urinaire interdit en France mais accessible sur internet.

Pour ma part, depuis toute petite – ou du moins depuis que j’ai compris qu’un jour, moi aussi, je voudrais avoir des enfants – j’étais sûre de demander le sexe de mon bébé dès que possible pendant la grossesse.

Avant la grossesse et à l’occasion des grossesses de nos amis (oui, je compte les maris même si je dis la grossesse), nous en avions parlé avec mon mari : c’était évident pour lui comme pour moi, dès que possible, nous voulions savoir si notre premier enfant serait un petit garçon ou une petite fille !

Connaitre le sexe de son enfant

 

Et puis la grossesse a commencé… et puis l’échographie du troisième mois est arrivée… J’ai demandé à ma gynécologue si elle voyait quelque chose… Un bref instant, il nous semble apercevoir un petit quelque chose entre les jambes « Ah! C’est peut-être un petit garçon… Enfin, rien n’est sûr! ».

Et là, ça m’a fait tout bizarre. Bien que j’avais très envie d’un petit garçon (comme j’avais très envie aussi d’une petite fille), je me suis rendue compte que je n’avais pas du tout envie de connaître son genre avant qu’il arrive ! Trop tard me direz-vous? Mais pas du tout ! Heureusement ce n’était que l’échographie du troisième mois et comme me l’a dit mon docteur « rien n’est sûr! ». Cela m’a été confirmé par toutes mes copines et par mon généraliste qui m’ont affirmé qu’à trois mois, le sexe de la fille ressemble beaucoup à celui du garçon et que ce n’est qu’à l’échographie du cinquième mois que cela pourra être vérifié.

Cela m’a aussi été confirmé par de très bons amis, qui étaient en attente en même temps que nous mais avec deux mois d’avance… et à qui l’annonce d’une petite fille à la première échographie avait été démentie à la seconde au bénéfice d’un petit garçon aujourd’hui dénommé Romain.

Me voilà donc dans le doute : on demande ou pas?

Là, rendez-vous chez mon acupuncteur préféré (pour le point de la « Maison des Invités » pour ceux que ça intéresse) et, pendant la consultation, celui-ci me dit : « Fais moi plaisir, surtout, ne demande pas si c’est un garçon ou une fille! »

Mon acuponcteur, je lui fais confiance à 100% mais pour ma culture, je demande pourquoi… et voilà ses (bonnes) réponses :

C’est contre-nature

Tout d’abord, c’est une question de nature : si la nature avait voulu que nous connaissions le sexe du bébé que l’on attend durant la grossesse, elle se serait débrouillée pour nous envoyez des signaux indiscutables. Or, non, la nature a fait en sorte que la femme ne sache pas pendant sa grossesse si elle attend un garçon ou une fille, alors, ne serait-ce que pour respecter la nature (qui fait souvent bien els choses), il peut être sache d’attendre.

Un temps pour chaque chose

Toujours dans cet aspect naturel, il faut se dire qu’il y a un temps pour chaque chose. Nous vivons au présent et rien ne peut nous dire ce qui va se passer dans le futur. Connaître le sexe de son bébé avant sa naissance, c’est anticiper dans le chronologie de notre vie un fait et tous les films de science-ficiton l’ont démontré… il n’est pas bon de jouer avec l’échelle du temps !

Pas de déception, pas d’anticipation

Et pourquoi cela ne serait pas bon ?  Les mamans (plus que les papas je crois) essayent souvent d’imaginer leur bébé avant sa naissance. Quand on ne connait pas le sexe de l’enfant, on est forcément limité… C’est la première chose à laquelle on pense pour imaginer quelqu’un. Ne pas savoir le sexe permet de limiter les attentes immédiates et de limiter les risques de baby blues fondés sur la confrontation entre le bébé imaginé et le bébé réél.

De la même façon, des parents qui connaissent le sexe de leur enfant anticipent forcément plus de choses que les autres. Quand le sexe est connu, toute les anticipations sur le futur bébé sont autorisées. Dans les clichés, il jouera au foot comme son papa, elle fera de la gymnastique comme sa maman… et s’il n’est jamais bon d’anticiper sur les envies et les capacités de son enfant, c’est encore pire de le faire avant qu’il ne soit né. Une fois que son enfant est là, sa personnalité guide forcément les attentes que l’on a pour lui (qui ne sont déjà pas bonnes, je le répète !). Avant sa naissance, tout est permis. Cela augmente le risque de décalage entre le bébé et nos attentes.

Plus rarement, mais cela arrive, certains parents sont fixés sur l’enfant qu’ils aimeraient avoir. Savoir durant la grossesse que notre enfant n’est pas du sexe que l’on désire peut être très mauvais pour lui. Pendant la grossesse, le bébé ressent tout ce que la maman ressent. Ressentir que sa maman est déçue que nous soyons un garçon ou une fille n’est jamais très agréable ! Une fois le bébé né, l’impact est généralement moins important car il est très rare que le bébé, une fois présent, soit rejeté par ses parents (dans les cas normaux, entendons-nous bien!).

Pas d’erreur

Il arrive que le docteur se trompe. Dans ce cas, le bébé a été appelé par ses parents par un nom de l’autre sexe et traité comme une personne de l’autre sexe depuis au moins quatre mois. A cela s’ajoute le choc ressenti à la naissance et un risque de rejet toujours lié au décalage (d’autant plus important) entre le bébé imaginé et le bébé réel.

Enfin, c’est quand même beaucoup plus incroyable de découvrir le sexe du bébé par soi-même quand on l’a dans ses bras que d’entendre un docteur nous le dire. Il y a tellement de choses que nous ne maitrisons pas et qui sont gérées par les docteurs durant la grossesse qu’il peut être bon de se garder la découverte de notre petit garçon ou petite fille. D’autant plus que certains papa ne peuvent pas se rendre à l’échographie qui dévoile le sexe du bébé…

Pour info, la photo vient d’une recette proposée ici.